Quelle belle aventure culturelle, associative et gastronomique que celle de la poire tapée de Rivarennes ! Au XIXe siècle, le petit village de Rivarennes (entre Chinon et Langeais) était surnommé "le village de la poire tapée". Au cours de l'automne et d'une partie de l'hiver, dans chaque ferme, on ébouillantait puis on parait à la main les poires d'espèces rustiques : curé, Colmar, japoule, etc. Les fruits ainsi préparés étaient séchés dans les fours, puis "platis", à l'aide d'une "platissoire". Ils pouvaient ainsi se conserver pendant plusieurs années. Jusqu'aux années trente, les poires tapées de Rivarennes étaient surtout vendues dans les épiceries et utilisées par les restaurateurs. A Paris, Félix Potin était l'un de ses principaux revendeurs. On en trouvait également dans toute l'Europe du nord, d'Anvers à Stockholm. Pendant la Grande Guerre, nul doute que les soldats originaires de Touraine recevaient régulièrement des poires tapées dans les colis expédiés par leurs familles. Pour les petits fermiers de Rivarennes, la confection et la vente de poires tapées représentait un apport financier important. Mais au milieu de l'entre-deux-guerres, le commerce cessa : la poire tapée était victime d'autres procédés de conservation, plus modernes, plus rapides et moins coûteux. En 1985, seuls les anciens habitants de Rivarennes (ainsi que les vieux poiriers du plateau) se souvenaient encore de cette activité passée. Mais en 1987, une vingtaine de personne tenta de retrouver le goût de la poire tapée. De cette première tentative devait naître l'association "La Poire tapée de Rivarennes". Très vite, le succès a récompensé les efforts de ces passionnés. Aujourd'hui, les activités de cette association forte de 120 membres bénévoles, sont multiples :
Mais cette association se réjouit surtout que, grâce à son action, Rivarennes soit de nouveau le "village de la poire tapée". Coordonnées du musée : Musée
de la Poire Tapée Téléphone : 02 47 95 47 78 |
© Anovi - 2004